les Pluzézés

Après les malheureux et les riches, il se trouve une catégorie de la population qui était heureuse et vivait cachée les Pluzézés .

Vous ne vous reconnaissez pas?

Pourtant on parle souvent de vous dés qu’il faut supprimer une disposition fiscale qui s’avère être un forcement injuste avantage.

– le barème pas assez progressif

– l’exorbitante réduction étudiant

– le copieux plafond familial

– les vilaines niches fiscales

– les incroyables déductions aux enfants majeurs étudiants

– la provisoire et exceptionnelle CSG qui dure, qui dure et qui augmente

– la prévoyance anormalement déduite du bulletin de paye de ceux qui l’ont

– les bourses d’étudiants qui ne sont pas pour vous comme trop d’autres trucs

et ce n’est pas fini

L’immoralité indigne de ce jour c’est ne pas être dans la mouise…

Giovanni MARINELLA

marinella.giovanni@orange.fr

 

 

LE MARIAGE POUR TOUS

Une belle idée doit être bien vendue par un marketing du tonnerre

Ainsi la recherche du partenaire idéal mérite un cadre juridique adéquat 

Les manifestations et les revendications multiples ne réussissent pas à faciliter la rencontre. 

Pourtant lorsqu’on est entreprenant, on espère enfin l’élu, celui qui saura vous comprendre et apporter de l’eau à votre moulin.  

J’entends par la, pour un chef d’entreprise innovant, de pouvoir financer son projet et son développement par le recours à tout partenariat avec un minimum de protection économique, sortir couvert par exemple avec un joli pacte d’actionnaire, face aux banquiers, la finance internationale et autres Business Angels capables de vous apporter le carburant du développement: des capitaux. 

Ainsi l’avenir sera plus rose et vous pourrez dire à vos enfants entreprenants: vous voyez la PMA et la GPA (avec P pour pépinière) c’est possible aujourd’hui parce je me suis battu pour vous. 

« Le mariage est la cause principale de divorce » Oscar Wilde 

Giovanni MARINELLA

marinella.giovanni@orange.fr

 

La crise explication comme ça marche

Un de mes amis m’a expliqué le fonctionnement de la crise financière, je m’empresse de partager avec vous ses explications :

Marcel est propriétaire d’un bistrot.

Il réalise soudain que tous ses clients sont des alcoolos qui n’ont pas de boulot et ne peuvent donc plus fréquenter son comptoir, car ils ont vite dilapidé leur RSA.

Il imagine alors un plan marketing génial : « Picole aujourd’hui, paie plus tard ».

Il tient rigoureusement à jour son ardoise de crédits, ce qui équivaut donc à consentir un prêt à ses clients.

Chiffre d’affaires et bénéfices explosent et son bistrot devient vite, sur le papier, le plus rentable de la capitale.

Les brasseurs et grossistes se frottent les mains, et allongent bien volontiers les délais de paiement.

Les clients de Marcel s’endettant chaque jour davantage acceptent sans rechigner des augmentations régulières du prix du godet, gonflant ainsi (toujours sur papier) les marges du bistrot.

Le jeune et dynamique représentant de la banque de Marcel, se rendant compte que ce tas de créances constitue en fait des contrats à terme (Futures) et donc un actif, propose des crédits à Marcel avec les créances-clients en garantie.

Sa trouvaille géniale vaut au banquier visionnaire un plantureux bonus.

Au siège de la banque, un trader imagine alors un moyen pour se faire de belles commissions: il convertit les dettes en PICOLOBLIGATIONS.

Les Picolobligations sont alors « titrisées » (converties en paquets de titres négociables) afin d’être vendues sur le marché à terme.

Confiants à l’égard de leur banquier et avides de hauts rendements, les clients ne captent pas que ces titres qui leur sont fourgués comme « obligations AAA », ne sont en fait que les créances bidons d’alcoolos feignasses.

Les Picolobligations deviennent la star des marchés, on se les arrache et leur valeur crève tous les plafonds.

Un beau matin, un « risk manager » oublié dans les caves de la banque se réveille et signale qu’il est temps de demander à Marcel que ses clients règlent leur ardoise.

Marcel essaie, mais ses clients ne bossant pas, .. bernique !

La banque exige alors le remboursement du crédit et le bistrot fait logiquement faillite, vire ses employés entraînant la faillite de ses fournisseurs en bibine qui, à leur tour, virent également leurs employés.

Le cours des Picolobligations chute brutalement de 90%.

La dépréciation de cet actif vaporise les actifs et donc les liquidités de la banque.

Problemos : sa banqueroute ruinerait trop d’électeurs (« too big to fail » qu’on dit)

La banque est donc renflouée par l’État.

Ce renflouement est financé par de nouvelles taxes prélevées chez des employés, les classes moyennes et un tas de gens qui bossent, ne picolent pas, qui n’ont jamais mis les pieds dans le bistrot du Marcel…

C’est pourtant pas difficile à comprendre, non ?

Ca ne donne pas soif ?

Giovanni MARINELLA

marinella.giovanni@orange.fr